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Foodorama revient pour secouer l’entrepreneuriat food

Foodorama revient à Paris les 9-10 février 2026 pour redonner des clés concrètes aux entrepreneurs de la restauration en pleine crise économique.

Le secteur de la restauration est à l’os. Fermetures en cascade, hausse des coûts, difficultés de recrutement : les signaux sont au rouge. C’est dans ce contexte tendu que le salon Foodorama fera son retour à Paris les 9 et 10 février 2026 pour une troisième édition. Organisé par l’accélérateur Service Compris, l’événement s’affirme comme le seul en France à s’adresser exclusivement aux entrepreneurs de la food, qu’ils soient en activité ou en devenir. L’objectif est clair : offrir des solutions concrètes à un métier en mal de repères et d’accompagnement entrepreneurial.

À la clé, deux journées intensives d’échanges, de formations et de rencontres ciblées, pensées pour outiller les professionnels. Un changement de culture est revendiqué. Il ne s’agit plus seulement de transmettre des savoir-faire, mais d’installer une vraie logique d’entrepreneur, inspirée des méthodes de la tech. « Le problème n’est pas tant le nombre d’établissements, mais le besoin d’une culture d’entrepreneur chez les restaurateurs », résume Romain Amblard, cofondateur de Service Compris. Pour lui, le modèle traditionnel ne suffit plus. Il faut former des entrepreneurs « pragmatiques, humains et engagés ».

Un programme dense face à des enjeux brûlants

Foodorama veut couvrir tous les angles morts de la création et de la gestion d’un projet food. Une dizaine de tables rondes sont prévues pour passer au crible les grands défis du secteur : business model, financement, expérience client, inflation, gestion des équipes, formation, réglementation. Les discussions se veulent directes, sans langue de bois. Elles s’appuieront notamment sur une étude inédite menée par L’ObSoCo, centrée sur les profils et attentes des food-entrepreneurs.

Autre temps fort : les sessions de pitch. Des projets à fort potentiel y seront présentés devant des investisseurs ou des futurs associés. Les porteurs seront préparés en amont, dans une logique de coaching calquée sur les incubateurs de startups. Une manière d’augmenter leur impact et d’attirer les bons partenaires. Là encore, l’approche est résolument entrepreneuriale, bien loin des schémas traditionnels du secteur.

Ateliers et rendez-vous experts pour répondre aux urgences

En marge des conférences, le salon proposera un large éventail de masterclass, sur inscription. Recrutement, digitalisation, rentabilité, choix d’un local : les thèmes sont volontairement terre-à-terre, en prise directe avec les besoins du terrain. L’idée est simple : permettre aux participants de repartir avec des solutions immédiatement actionnables.

Des rendez-vous en speed-dating avec des experts de l’écosystème food viendront compléter ce dispositif. Juristes, experts-comptables, spécialistes du financement ou du marketing : chacun pourra réserver un créneau pour creuser une problématique spécifique. Un « village partenaires » réunira également une trentaine d’acteurs clés du secteur – architectes, agences, distributeurs, prestataires – pour aider les professionnels à structurer ou relancer leur projet.

Face à l’hémorragie, miser sur l’intelligence collective

La situation n’a rien d’anecdotique. En un an, selon la Banque de France, près de 9 000 établissements ont mis la clé sous la porte. Un chiffre qui alimente les prises de position tranchées. Thierry Marx plaide pour une limitation des ouvertures. D’autres, comme les fondateurs de Foodorama, préfèrent accompagner, structurer, et surtout professionnaliser l’entrepreneuriat food pour éviter la casse.

Le pari est audacieux, mais nécessaire. En misant sur l’intelligence collective et les outils de la tech, le salon espère faire émerger un nouveau type de restaurateur, plus résilient, mieux formé, capable de piloter son activité dans un environnement instable. Reste à savoir si cette culture de l’hybridation séduira un secteur encore très attaché à ses codes. La réponse se jouera en grande partie dans les allées du salon.

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