AccueilSecteursSciencesParis-Saclay Summit 2026 : comment Paris-Saclay veut peser en Europe

Paris-Saclay Summit 2026 : comment Paris-Saclay veut peser en Europe

En février, Paris-Saclay devient l’épicentre d’une réflexion capitale sur l’avenir scientifique de l’Europe.

Alors que le monde s’enfonce dans un maillage dense de tensions géopolitiques, de transitions climatiques et de mutations technologiques, une centaine de chercheurs se retrouveront à CentraleSupélec les 18 et 19 février pour la troisième édition du Paris-Saclay Summit. Objectif affiché : faire de la science un levier à large spectre – innovation, industrie, démocratie. Un rendez-vous où les laboratoires se frottent aux rapports de force.

Savoirs, puissance et souveraineté : le trio stratégique

L’événement réunit des institutions comme l’Université Paris-Saclay, l’Institut Polytechnique de Paris ou la région Île-de-France. Il prétend à plus qu’un simple brassage académique : un lieu d’articulation entre savoir, production et pouvoir. Dans un contexte où la souveraineté scientifique devient un marqueur de puissance, la frontière entre recherche et stratégie s’estompe.

La recherche sort de ses murs pour devenir rempart. Rempart face aux bulles de désinformation, aux chaînes de dépendance technologique, aux myopies politiques. Les mots de Valérie Pécresse, présidente de la région, sont clairs : sans maîtrise, l’Europe s’en remet aux autres. Et la liste des domaines critiques évoqués ne laisse guère de flou – semi-conducteurs, cloud, intelligence artificielle, énergie.

Quand la science descend dans l’arène publique

Mais le sommet joue aussi une autre carte : remettre la raison dans l’espace public. À travers des débats, des dispositifs, des figures. Un observatoire local des inégalités femmes-hommes dans la recherche, la valorisation de parcours comme ceux de Laura Chaubard ou d’Edith Heard : les symboles ne suffisent pas, mais ils s’accumulent.

Paris-Saclay, vitrine d’un modèle en action

Car le territoire lui-même est un argument. Paris-Saclay concentre plus de 20 % de la recherche française – 7 prix Nobel, 11 médailles Fields, 300 laboratoires publics et privés. Avec ses data centers biocirculaires, ses essais en souveraineté numérique ou en santé de rupture, la zone n’aligne pas seulement des ambitions : elle les teste. Trois des quatre leaders mondiaux en informatique quantique s’y retrouvent. Ce n’est pas un hasard si la MIT Technology Review le classe régulièrement parmi les huit pôles d’innovation les plus influents au monde.

L’Europe cherche encore son moteur scientifique

Sur la scène européenne aussi, le sommet place ses pions. L’édition 2026 met en avant les collaborations continentales : présence de figures comme Michiel Scheffer ou Manuel Heitor, échos aux rapports Letta et Draghi. Avec en ligne de mire le prochain programme-cadre FP10 (2028-2034) et ses 175 milliards d’euros annoncés, Paris-Saclay veut devenir un acteur clef de cette « cinquième liberté » européenne – celle des idées et du savoir.

Derniers articles

L'essentiel de l'actu

POSTER UN COMMENTAIRE

Veuillez écrire votre commentaire !
veuillez entrer votre nom ici

Argent & Business
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.