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Les jeunes, fers de lance de l’adoption de l’IA en France

IA et jeunes : entre enthousiasme et méfiance, une étude dévoile leur rapport aux métiers et à la formation.

Une enquête Ifop menée pour le compte de la Jedha AI School révèle un engouement massif des 16–25 ans pour l’intelligence artificielle. 89 % d’entre eux déclarent avoir déjà utilisé un outil d’IA générative – une proportion deux fois plus élevée que dans l’ensemble de la population française. L’usage est largement intégré dans leur quotidien : 73 % utilisent ces outils au moins une fois par semaine, et un quart s’en sert tous les jours. Les noms de ChatGPT, Grok ou Claude ne leur sont pas étrangers. L’IA est perçue comme un levier de productivité, et plus la fréquence d’usage est élevée, plus l’outil est jugé utile (79 % chez les utilisateurs quotidiens, contre 38 % en moyenne).

Une génération partagée entre opportunité et inquiétude

Si l’usage semble acquis, la projection vers l’avenir professionnel reste plus nuancée. Une courte majorité (53 %) considère l’IA comme une opportunité en raison des nouveaux métiers qu’elle pourrait créer, tandis que 47 % y voient une menace directe pour l’emploi. Cette tension met en lumière un réflexe d’adaptation : les jeunes cherchent à se placer du côté de ceux qui conçoivent et maîtrisent l’IA, plutôt que parmi ceux qui pourraient en subir les effets. Cette orientation stratégique se traduit concrètement : 52 % envisagent une carrière dans les métiers de l’IA, et 11 % en ont déjà fait leur projet professionnel.

Un attrait fort mais une information encore lacunaire

L’attractivité des métiers liés à l’intelligence artificielle est manifeste : 70 % des jeunes les jugent séduisants. Toutefois, seuls 31 % estiment bien connaître les débouchés qu’ils offrent. Ce déficit d’information freine les vocations : un tiers des jeunes qui ne souhaitent pas se former à l’IA invoquent le manque de clarté sur les métiers comme principal obstacle. Les professions techniques – notamment celles liées à l’infrastructure – sont les plus prisées (32 %), notamment parce qu’elles reposent sur des compétences difficilement automatisables.

La formation, levier clé sous conditions éthiques

L’étude souligne une forte demande de formation : 68 % des jeunes se disent prêts à suivre un cursus en IA, avec une préférence pour des formats courts et pratiques (66 %), permettant une application concrète dans leur futur métier sans pour autant viser l’expertise. Plus de la moitié connaissent l’existence d’écoles spécialisées comme Jedha AI School, et un tiers se montrent intéressés à en intégrer une. Mais la volonté de se former s’accompagne de réserves : 85 % des répondants jugent indispensable que les programmes incluent un volet éthique. L’éthique apparaît comme le principal frein pour 22 % des jeunes, une proportion qui grimpe à 43 % chez ceux qui ne souhaitent pas se former. Les obstacles plus classiques (coût, durée, débouchés flous) arrivent en second plan, chacun cité par 16 % des répondants.

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