En 2025, une nouvelle certification IA pourrait émerger en Bretagne, portée par l’organisme LESPRATIQUES. Une approche tournée vers l’action.
Alors que la formation professionnelle demeure un maillon faible dans la transition numérique, l’organisme breton LESPRATIQUES revendique une approche pragmatique pour former « à ce qui compte vraiment ». Avec l’ambition assumée de devenir certificateur officiel en intelligence artificielle dès la rentrée 2025, la structure entend combler le vide laissé par une offre souvent jugée hors-sol, théorique ou sujette aux effets de mode.
Derrière cette annonce, un positionnement stratégique : celui d’un acteur de taille modeste, indépendant, mais qui se présente comme une alternative aux grands réseaux de formation. Basé à Sarzeau, dans le Morbihan, LESPRATIQUES revendique une vingtaine d’années d’activité et une pédagogie fondée sur l’« intelligence pratique » — une formule censée refléter l’exigence d’utilité immédiate et de transposition directe des savoirs au travail.
Un positionnement indépendant face aux géants de la formation
Le constat initial n’est pas nouveau : le décalage entre les besoins des actifs et l’offre de formation reste criant. Le paradoxe est souligné dans leur communication : 88 % des Français estiment que le manque de compétences numériques freine l’emploi, mais seuls 30 % se forment réellement aux outils digitaux. C’est dans cet écart que l’organisme identifie son terrain d’action.
En obtenant la certification Qualiopi et en déposant un dossier pour les certifications RS en intelligence artificielle auprès de France Compétences, LESPRATIQUES affiche sa volonté de passer du statut de formateur à celui de certificateur. Une étape significative dans un écosystème où les structures indépendantes sont rarement habilitées à certifier.
Une pédagogie ancrée dans le réel et le sur-mesure
Derrière cette volonté de certifier se cache un enjeu de légitimité : valider des compétences opérationnelles et contextualisées dans un domaine encore trop marqué par des approches génériques, voire gadgets. L’objectif affiché est clair : privilégier une maîtrise raisonnée des outils d’intelligence artificielle, ancrée dans les réalités métiers, plutôt qu’un effet de mode technologique.
LESPRATIQUES mise sur une différenciation assumée. L’organisme valorise un socle de six valeurs — excellence, adaptabilité, innovation, éthique, collaboration, impact — mais c’est surtout par le refus des formats standardisés qu’il veut se démarquer. Pas de modules figés, pas de formats imposés : le sur-mesure guide chaque session, quel que soit le public — salariés, indépendants, entreprises ou collectivités.
L’architecture pédagogique repose sur des cas concrets, des formats hybrides (présentiel, distanciel, intra/inter-entreprise) et une promesse forte : faire de chaque formation un levier d’action immédiat.
Un projet structurant encore en attente de validation
Ce projet est porté par Christine Simon, fondatrice de l’organisme, dont le parcours entrepreneurial — notamment dans le conseil et le webmarketing — façonne aujourd’hui l’identité de LESPRATIQUES. Elle continue d’intervenir en formation et accompagne des dirigeants, mettant en avant une expertise de terrain plutôt qu’académique. Des distinctions passées (Femme de l’économie, Trophée Webmarketing…) renforcent cette image, même si leur pertinence actuelle dans le champ de l’IA pourrait être interrogée.
L’intention est donc limpide : structurer une offre certifiante en IA qui fasse levier pour l’employabilité, en ciblant les professionnels en poste ou en reconversion. Reste désormais à préciser les contours exacts de cette certification, son périmètre, les partenariats pédagogiques envisagés, ainsi que les garanties d’indépendance et de rigueur dans l’évaluation.

