Avec Grillé, les mots fléchés deviennent un objet culturel, loin des grilles traditionnelles.
Un carnet. Des cases. Des définitions. Et derrière, un projet éditorial qui ne rentre dans aucune case. Grillé, ce sont des mots fléchés, mais sans le poids des habitudes. Une version réécrite, pensée, ciselée. Pas un gadget à poser sur une table basse. Un objet culturel.
Aux manettes, Louise et Dior. Pas journalistes. Pas éditeurs. Pas prédestinées. Leur rencontre dans une entreprise d’impression n’avait rien d’un manifeste. Mais une passion commune pour les mots fléchés a fini par dessiner les contours d’un projet : dépoussiérer un format resté figé.
Grillé joue la carte du design
Le résultat tient dans un carnet au format travaillé. Ni nostalgique ni technophile, Grillé joue la carte du design sans céder à l’accessoire. L’esthétique est là, mais elle sert le fond. Pas l’inverse. On tourne les pages comme on remonte le fil d’une mémoire partagée. Celle des jeux en famille, des grilles griffonnées sur un coin de table. Avec, en arrière-plan, des références contemporaines, des choix assumés.
Sur le fond, pas de revendication tapageuse. Les définitions glissent des sujets trop souvent absents dans les grilles traditionnelles : féminisme, diversité, émotions, sexualité. Rien de plaqué, tout s’intègre. Louise et Dior écrivent avec Yves, verbicruciste déniché en ligne, qui manie le double-sens comme d’autres la lime fine.
Au départ, 500 exemplaires. Une diffusion quasi artisanale. Puis le bouche-à-oreille, les ventes en ligne, quelques concept stores bien ciblés. Résultat : 15 000 carnets vendus. Et un projet en expansion. Une version pensée pour les débutants est déjà dans les tuyaux.
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