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Combien gagne Gonçalo Ramos ?

Son salaire, son rendement et son avenir : Ramos reste une énigme pour le PSG.

Au Paris Saint-Germain, Gonçalo Ramos touche un salaire annuel brut de 5,32 à 5,5 millions d’euros. Soit 443 500 euros par mois – jusqu’à 458 333 euros selon certaines estimations. Lissé sur sept jours, cela donne 114 583 euros par semaine, et 16 369 euros par jour. Le Portugais est lié au PSG jusqu’en juin 2028.
Ce niveau de rémunération le positionne à la 14e place dans la grille salariale du club parisien. Très loin derrière Ousmane Dembélé, 18 millions d’euros par an, ou Marquinhos, 13,4 millions. Même Warren Zaïre-Emery, qui n’a pas encore fêté ses 20 ans, perçoit 11,4 millions. Dans cette hiérarchie, Ramos reste un joueur de second plan, ce que reflète aussi son statut sur le terrain : davantage joker que titulaire.

Un transfert de luxe pour un rôle de doublure

Son transfert depuis Benfica a pourtant coûté cher. Très cher. L’opération, finalisée en deux temps à l’été 2023, s’est structurée autour d’un prêt avec option d’achat obligatoire, dans une mécanique pensée pour répondre aux contraintes du fair-play financier. Le PSG a déboursé 65 millions d’euros, plus 15 millions de bonus, soit un coût potentiel de 80 millions. Option levée dès novembre, avant même la fin de la première saison. Transfert effectif au 1er juillet 2024.
Sportivement, le rendement est à la mesure du statut contractuel : incertain. En 2024-2025, Ramos inscrit 10 buts et une passe décisive en 25 matchs, pour 1005 minutes jouées. Une grave blessure à la cheville le tient à l’écart trois mois à partir d’août. Mais une statistique retient l’attention : 28 % de ses buts sont marqués après la 90e minute. Un profil rare, et utile. Cette efficacité dans le money time s’est illustrée à quatre reprises cette saison : face à Tottenham, Barcelone, Nice, puis l’OM en Trophée des Champions.

Un salaire en retrait dans un vestiaire très bien payé

Pour autant, le salaire de Ramos reste modeste selon les standards du PSG. Le salaire moyen mensuel du vestiaire s’élève à 590 000 euros – au-dessus des émoluments du Portugais. Une politique salariale désormais plus contenue, après la fin de l’ère Messi-Neymar-Mbappé. Le club a ramené sa masse salariale sous la barre des 65 % du chiffre d’affaires, contre plus de 80 % auparavant.
Ramos reste, malgré tout, dans le top 20 des joueurs les mieux payés de Ligue 1. Mais son salaire ne reflète plus la valorisation de son profil. Estimée entre 40 et 50 millions d’euros, sa valeur marchande a décliné depuis son pic de juin 2024. Des offres sont tombées – 30 millions de la part du Milan AC, plus de 50 de Newcastle – mais toutes ont été refusées.

Le fossé avec les stars portugaises du PSG

Son agent Jorge Mendes plaide pour un statut supérieur, assure qu’il peut “devenir le meilleur attaquant du monde”. En attendant, Ramos reste un joueur en développement. Comparé aux standards portugais, il est bien au-dessus : le joueur le mieux payé de la Liga Portugal, Francisco Trincão, perçoit 3,9 millions par an. Ramos gagne donc près de 40 % de plus.
Les autres Portugais du PSG sont aussi mieux rémunérés : Vitinha à 10,8 millions, Nuno Mendes à 9,6 millions, João Neves à 4,8 millions. Ramos, lui, est utilisé, promu, intégré dans les campagnes marketing du club et de Nike – sans que cela ne fasse exploser ses revenus annexes. Équipé par la marque américaine, il a notamment participé au lancement du maillot Third 2025-2026, en compagnie de João Neves, Vitinha, Zaïre-Emery et Pauleta.
Mais ces opérations restent modestes. Aucune comparaison possible avec les locomotives commerciales du football. Cristiano Ronaldo, par exemple, cumule 280 millions de dollars annuels.

Un carrefour décisif pour sa carrière

Restent les scénarios d’avenir. Le PSG garde la main, avec un contrat courant jusqu’en 2028. L’entraîneur Luis Enrique continue d’afficher son soutien, saluant après l’OM “un joueur incroyable, un soldat”. Mais sur le terrain, le statut ne bouge pas. Ramos reste un “impact player”, précieux mais périphérique.
À 24 ans, l’équation devient plus urgente : continuer à Paris en doublure, ou partir ailleurs pour jouer titulaire. En jeu : son avenir en club, sa place en sélection, et la trajectoire d’un joueur que Benfica avait formé pour briller au sommet.

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