À Avignon, la start-up Virgo, fondée par le designer Jean-Baptiste Petricoul, s’attaque à un angle mort de la sécurité urbaine : la protection faciale à vélo ou en trottinette. Son casque intégral, Virgomove, désormais disponible sur la marketplace de Décathlon, vise les usagers du quotidien.
L’idée germe en école de design, après deux accidents marquants. Dans l’un, un cycliste casqué subit de lourdes blessures au visage. Petricoul imagine alors un casque couvrant menton et mâchoire, inspiré du BMX et de la moto, mais adapté à la ville. Modélisé dès 2019, le produit final voit le jour en 2021. Virgo est créée l’année suivante.
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Un casque pensé pour la ville, pas pour la vitesse
Le casque se distingue par sa coque en ABS, ses quatre tailles, et ses options : visière rabattable, feu magnétique, version Mips. Avec 700 grammes, il reste plus léger qu’un casque de moto. Des ouvertures latérales facilitent l’écoute du trafic.
Lancée via Kickstarter, la première campagne lève 270 000 euros et débouche sur 2 500 préventes. Depuis, 4 500 casques ont été écoulés, entre 99 et 289 euros. Le design a été primé. Une version pour le ski est à l’étude.
L’entrée chez Décathlon marque un cap. Le produit séduit par sa protection renforcée, notamment la mentonnière fixe, mais son encombrement ou son look divise. Dans un contexte où le casque reste facultatif pour les adultes, Virgo s’inscrit dans un débat plus large, entre équipement individuel et nécessité d’infrastructures sûres.

