Climat, biodiversité, santé publique : Green-Got voit grand et crée une fondation pour financer des projets à fort impact sur la planète et la société.
Green-Got franchit une nouvelle étape dans son positionnement stratégique en annonçant la création de sa fondation, abritée par la Fondation de France. Avec pour objectif de collecter 15 millions d’euros d’ici 2030, cette structure entend soutenir des projets d’envergure dans les domaines du climat, de la biodiversité, de la santé publique et de la solidarité. Cette initiative marque un tournant pour la fintech française, qui cherche désormais à inscrire son action dans une logique de transformation structurelle, au-delà du cadre financier alternatif dans lequel elle s’était jusqu’ici développée.
Une réponse institutionnelle aux limites du modèle bancaire traditionnel
Depuis sa création, Green-Got s’est construit en opposition aux acteurs bancaires classiques, accusés de financer les énergies fossiles et de contribuer à l’aggravation de la crise climatique. Son modèle s’est affirmé sur une proposition claire : réorienter les flux financiers individuels vers des investissements alignés avec les objectifs de la transition écologique. En trois ans, la fintech revendique plus de 60 millions d’euros investis dans des entreprises considérées comme responsables, telles que First Solar ou Tetra Tech, et près de 1,76 million d’euros reversés à des associations à impact.
En lançant sa fondation, Green-Got institutionnalise sa démarche militante en la dotant d’un véhicule juridique et fiscal stable, capable de pérenniser et d’élargir son action. Cette évolution traduit une volonté d’influence plus directe sur les mécanismes d’allocation de capitaux dans le champ des transitions écologiques et sociales. Elle permet également d’attirer d’autres formes de financements, notamment philanthropiques, dans un cadre de gouvernance et de transparence renforcé.
Une approche intégrée des enjeux climatiques, sociaux et sanitaires
La Fondation Green-Got s’inscrit dans une lecture systémique des grandes crises contemporaines. Ses priorités englobent la lutte contre le dérèglement climatique, la préservation de la biodiversité, la réduction des pollutions, mais aussi la santé publique, l’équité sociale et l’adaptation des populations. Ce choix d’une approche transversale distingue la Fondation des structures sectorielles qui tendent à cloisonner les problématiques.
Selon Andréa Ganovelli, président de la fondation, l’objectif est de jouer un rôle actif dans l’identification et le financement de leviers structurants, capables de produire un effet de transformation à grande échelle. L’ambition affichée est celle d’un impact systémique, qui suppose de dépasser le stade du financement de projets ponctuels pour investir dans des dynamiques capables de modifier les équilibres socio-environnementaux à long terme.
Une gouvernance arrimée à la Fondation de France pour crédibiliser l’action
Pour asseoir la légitimité et la pérennité de sa fondation, Green-Got s’appuie sur un partenariat avec la Fondation de France, première infrastructure philanthropique du pays. Ce rattachement confère à la nouvelle entité un cadre juridique éprouvé, un accès à des mécanismes fiscaux incitatifs et des standards élevés en matière de gouvernance. Cette affiliation permet aussi de bénéficier de l’expertise d’un acteur reconnu dans l’évaluation et le suivi des projets financés.
Le financement de la fondation repose pour partie sur les revenus de Green-Got, qui s’est engagée à lui reverser 5 % de son chiffre d’affaires annuel – un niveau d’engagement rare dans le secteur des fintechs. Ce dispositif est complété par l’arrondi solidaire, un mécanisme de don participatif qui mobilise la communauté des utilisateurs. Depuis 2022, ce dernier a permis de réunir plus de 1,7 million d’euros. Le modèle hybride ainsi constitué – entre contributions propres et mobilisation collective – renforce l’indépendance de la fondation tout en assurant une continuité avec les valeurs initiales du projet Green-Got.

