Rémunération, logements, transports : ce que gagne réellement un Premier ministre français en 2025.
À Matignon, la fonction s’accompagne d’un ensemble de revenus et d’avantages bien réels. En 2026, Sébastien Lecornu perçoit une rémunération brute mensuelle de 16 038 euros. Trois lignes sur la fiche de paie : un traitement de base de 12 457 euros, une indemnité de résidence de 374 euros, et une indemnité de fonction de 3 207 euros. Net mensuel estimé : 12 387 euros. Alignement exact sur le président de la République. Moins que le chancelier allemand. Autant que son mentor Emmanuel Macron.
Trois logements de fonction : Matignon comme résidence principale, Souzy-la-Briche comme résidence secondaire, un troisième logement pour un usage personnel. Un dispositif que ne partage aucun autre ministre. Transports : véhicule avec chauffeur, accès aux Falcon, hélicoptères, TGV en première classe. Sécurité : protection policière rapprochée permanente.
Une enveloppe conséquente
L’enveloppe de frais de représentation peut monter à 150 000 euros par an. Réceptions, missions, dépenses annexes. Sans obligation de rendre des comptes ligne à ligne, mais sur présentation de justificatifs globaux. Ce budget est rattaché à la fonction, pas à la personne.
Au moment de quitter Matignon, une prime de fin de fonction tombe : 48 000 euros. Trois mois de salaire brut. Sans condition de durée de mandat. À une exception près : ne pas exercer d’activité rémunérée dans les trois mois suivant le départ.
Après Matignon, des droits. Voiture avec chauffeur, à vie. Un à deux collaborateurs jusqu’à 67 ans, parfois au-delà. Protection policière permanente. Remboursement partiel de frais de fonctionnement. Tous financés sur budget public. En 2023, la facture globale des anciens Premiers ministres a atteint 1,42 million d’euros, en hausse de 11 % sur un an.

