Réquisitions, urgences : l’État se prépare à contenir une grève massive des soignants.
Les cabinets ferment, les blocs opératoires aussi. La grève des médecins de ville et des cliniques privées s’annonce massive. Selon la CSMF, 85 % des praticiens affiliés au syndicat entendent cesser le travail pendant dix jours. L’exécutif, lui, ne veut pas laisser le système de soins se bloquer.
L’État n’exclut pas les réquisitions si besoin
Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, a donné le ton : « On peut avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin. » Le message est clair. Si les tensions montent, l’État interviendra. Les agences régionales de santé sont sur le pont, les établissements aussi. Des mesures ont été prises pour organiser la permanence des soins. Objectif : éviter la rupture.
Le budget 2026, point de départ de la colère
Le conflit trouve sa source dans le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026. Les syndicats dénoncent un renforcement des contrôles sur les arrêts de travail et une volonté de l’État de revoir certains tarifs d’actes médicaux. Ils parlent d’un passage en force, d’un dialogue social au point mort. La grève est leur réponse.
Des dépassements d’honoraires dans le viseur
Mais le gouvernement ne recule pas. Il assume une politique plus stricte. Notamment sur les dépassements d’honoraires. Stéphanie Rist évoque une « augmentation exponentielle » et affirme que des patients renoncent à se faire soigner pour des raisons de coût. Même si seuls « quelques médecins » sont visés, la ligne est tenue.
Continuité des soins, mot d’ordre de l’exécutif
Continuité des soins, encadrement des pratiques, recours aux réquisitions si nécessaire : l’exécutif se prépare. La confrontation est lancée.

