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Ablatom démocratise la spectroscopie LIBS avec un appareil made in France

Dans un contexte de dépendance accrue aux matériaux stratégiques, la jeune entreprise française Ablatom lance un instrument d’analyse chimique de terrain qui ambitionne de combler une faille critique dans l’autonomie industrielle et technologique de l’Europe.

Présenté comme un « microscope élémentaire intelligent », l’ABLASCAN™ combine spectroscopie laser et intelligence artificielle pour effectuer en quelques secondes des analyses chimiques autrefois réservées à des laboratoires spécialisés.

Le cœur de la promesse repose sur la miniaturisation et l’automatisation d’une technologie éprouvée, la spectroscopie LIBS (Laser-Induced Breakdown Spectroscopy), déjà utilisée dans les missions d’exploration spatiale de la NASA. Grâce à une impulsion laser de très courte durée qui génère un plasma à la surface du matériau, l’instrument détecte en temps réel les éléments chimiques présents, sans nécessiter de préparation d’échantillon ni compétence technique avancée. Selon Ablatom, l’appareil peut produire jusqu’à un million de mesures en 15 minutes, contre plusieurs heures pour les technologies traditionnelles.

Une promesse de souveraineté industrielle par la maîtrise des matériaux critiques

Le positionnement industriel de l’ABLASCAN™ s’appuie sur une rhétorique de souveraineté technologique. L’accès sécurisé aux matériaux critiques — lithium, cobalt, terres rares, etc. — est devenu un enjeu central pour des secteurs aussi variés que la mobilité électrique, le nucléaire, la défense ou le recyclage. En permettant une identification rapide de ces éléments directement sur site, l’instrument entend servir de levier pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement, améliorer la traçabilité des matériaux, et optimiser les opérations de production ou de valorisation.

Un outil polyvalent, présenté comme accessible et prêt à l’emploi

L’entreprise insiste sur la polyvalence d’usage de son dispositif, que ce soit pour détecter la composition des roches dans les campagnes de prospection, vérifier la qualité d’un alliage dans l’aéronautique, ou cartographier le lithium dans une batterie. Elle revendique également un positionnement plug-and-play : l’analyse se fait sans expertise chimique, et les données sont immédiatement exploitables grâce à l’intégration d’une couche d’intelligence artificielle. L’objectif affiché est clair : rendre accessible une technologie historiquement coûteuse, lente et cloisonnée dans les laboratoires.

Soutien institutionnel régional et exposition internationale

La société met aussi en avant son ancrage territorial, en particulier dans la région Auvergne–Rhône–Alpes, qui a soutenu son développement et accompagné sa visibilité internationale, notamment au CES de Las Vegas. Le président de région Fabrice Pannekoucke salue un outil « au service de la réindustrialisation technologique française », insistant sur l’intérêt stratégique à renforcer les capacités locales d’analyse et de transformation des ressources.

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