Le concours « Créatrices d’Avenir » revient pour une nouvelle édition. Derrière cette initiative portée par Initiative Île-de-France, un objectif simple et tenace : mettre en lumière les femmes qui entreprennent, mais surtout celles qui transforment l’économie en la pratiquant autrement.
Chaque année, près de 800 candidates. Chaque année, quelques dizaines de projets qui percent, souvent à contre-courant des modèles dominants. L’économie francilienne y gagne en diversité, en résilience – et en résultats. Les chiffres sont là : 70 % des entreprises accompagnées tiennent encore debout trois ans après leur création, une performance qui ferait pâlir nombre de start-up tech dopées à l’argent facile.
L’économie par l’exemple, le terrain avant les discours
Loin des slogans ou des promesses institutionnelles, ce concours agit comme un révélateur. Créer, reprendre, pérenniser : les verbes sont concrets, les parcours aussi. Ici, pas de storytelling hors-sol, mais des trajectoires où visibilité, crédibilité et accompagnement font la différence.
Pour preuve, les retours des anciennes lauréates :
- 77 % ont vu leur projet progresser,
- 83 % disent être plus épanouies professionnellement,
- et 95 % recommanderaient le concours à d’autres femmes.
Ce n’est pas un simple coup de projecteur, c’est un vrai levier d’accélération. À condition de s’en servir intelligemment.
Des financements, oui. Mais surtout un réseau
Car ce que cherchent ces créatrices, ce ne sont pas seulement des fonds. C’est un écosystème fiable. Un entourage qui éclaire plutôt qu’il ne parasite. Trop souvent, les mêmes erreurs reviennent : mauvais partenaires, mauvais conseils, mauvaise gestion du temps et de l’argent. Initiative Île-de-France tente de prévenir ces pièges à travers un accompagnement construit, patient et territorialement ancré.
À la clé en 2025 : 30 000 € de dotations, un accompagnement sur mesure et une exposition médiatique non négligeable. Et cette année, l’appui de deux nouveaux partenaires – Booster Academy pour booster la prospection commerciale, et Meet My Mentor pour renforcer influence et réseau.
Huit prix, une région en mosaïque
Comme chaque année, huit trophées viendront capter la diversité des dynamiques entrepreneuriales. De l’artisanat à l’innovation, en passant par la mixité des métiers ou l’impact territorial, ce sont des catégories qui racontent une économie plurielle, souvent invisible des radars habituels.
Mention spéciale pour le Prix « Pépite des quartiers », qui rappelle que l’entrepreneuriat se joue aussi là où les moyens sont rares mais la volonté forte. Le Grand Jury tranchera le 18 novembre, après des jurys départementaux organisés dans les dix associations locales du réseau Initiative.
Entre symbolique et efficacité économique
Le vrai mérite de « Créatrices d’Avenir », c’est peut-être d’avoir construit un outil hybride. Ni simple vitrine, ni machine bureaucratique. Mais un dispositif souple, mobile, nourri d’alliances concrètes : Région, Préfecture, Bpifrance, Crédit Agricole, Air France… Tous ces acteurs ont saisi que l’entrepreneuriat féminin n’est pas un supplément d’âme – c’est un levier d’efficacité économique.
Dans un pays où l’on parle souvent de réindustrialisation et d’innovation sans toujours savoir par où commencer, mieux vaudrait parfois écouter celles qui, dans les quartiers, les zones rurales ou les bassins périphériques, expérimentent en silence.
Candidatures ouvertes jusqu’au 30 septembre sur www.creatricesdavenir.com.
La transformation économique commence souvent par un simple formulaire rempli.

