Poiscaille propose du poisson local, traçable et éthique via un système d’abonnement. Une alternative durable aux circuits classiques.
Le système traditionnel repose sur des bases instables. Le prix du poisson varie sans logique apparente, au rythme des criées, et les marins tentent de compenser par le volume. Chaluts et dragues permettent de remplir plus vite, au prix de l’environnement marin. Le jeu est risqué : il met sous pression les ressources et rend le revenu incertain.
Charles Guirriec transpose un modèle paysan à la pêche : l’abonnement. Poiscaille propose des casiers livrés chaque semaine ou tous les quinze jours. Pas de cabillaud standardisé, mais du poisson local, pêché à la ligne ou au filet, selon les saisons. La promesse : du goût, du respect des fonds marins et une traçabilité claire.
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Les pêcheurs doivent embarquer sur des bateaux de moins de 12 mètres, sortir à la journée, refuser les engins agressifs. En retour, Poiscaille garantit des prix, une stabilité, une rémunération supérieure de 15 à 20 %. Le réseau s’est étoffé : 250 marins, près de 5 % de la flotte nationale.
De la mer à l’assiette en 72 heures. L’organisation repose sur un entrepôt en Île-de-France, un maillage serré de points relais, et un modèle assumé : des prix comparables à ceux des poissonneries, plus élevés qu’en grande surface. L’entreprise avance, prépare son offre sous vide, et continue d’étoffer son vivier d’abonnés.

