D’après une analyse de Green-Got, les Français mettent de côté en moyenne 5 650 € par an. Une moyenne nationale qui masque des écarts massifs entre les grandes villes et les territoires ruraux.
Des prix en hausse, mais l’épargne résiste
Depuis le printemps 2025, les prix augmentent : +1,4 % en novembre, après un creux à 0,3 % en mars. Malgré ce retour de l’inflation, les ménages continuent d’épargner. Par réflexe de précaution. La somme cumulée atteint 6 477 milliards d’euros, soit presque le double de la dette publique.
Des habitudes d’épargne bien ancrées
En moyenne, les Français mettent de côté 213 € par mois. 67 % épargnent régulièrement, 77 % ont automatisé leurs versements, 18 % dépassent les 500 € par mois. Les comptes affichent une ancienneté moyenne de 17 mois. Elle grimpe à 21 mois en Bourgogne-Franche-Comté, 22 mois dans le Centre-Val de Loire, 24 mois dans les DOM-TOM. L’Île-de-France totalise 1 950 M€ d’épargne, contre 950 M€ en Auvergne–Rhône-Alpes et 520 M€ en PACA.
En métropole, l’épargne annuelle atteint 7 173 €, contre 4 155 € en ruralité. Un écart de +73 %. Même tendance sur l’épargne mensuelle : 267 € en ville, 151 € à la campagne (+72 %). L’écart n’est pas qu’économique : la régularité, les outils numériques et l’automatisation jouent un rôle majeur. En ruralité, les montants restent faibles et les pratiques irrégulières.
Régions qui épargnent plus, régions à la traîne
En tête : l’Île-de-France (7 500 €), l’Auvergne–Rhône-Alpes (6 800 €) et la région PACA (5 500 €). En bas du classement : le Centre-Val de Loire (4 200 €), la Bourgogne-Franche-Comté (4 300 €) et la Normandie (4 600 €).
L’automatisation des versements est le levier principal. Dans les métropoles, elle atteint 81,65 %. En ruralité, elle tombe à 51,15 %. Un écart de 30 points, suffisant pour expliquer l’essentiel des différences.

